Passage du Saint-Bernard

Définition et enjeux

Georges Creste A propos du passage du Grand-Saint-Bernard par l'armée française en 1800… (1910)

S'il faut en croire la tradition, on eut de la peine à lui procurer une monture et un conducteur. Beaucoup d'habitants avaient été réquisitionnés les jours précédents avec leurs mulets pour aller au Saint-Bernard et, arrivés là, s'étaient vus contraints de continuer plus loin ; certains avaient même été renvoyés sans être payés 2. Ceux qui restaient ne s'empressaient guère de se mettre à la disposition des Français.
Source : Gallica

Jacques-Louis Manget Chamonix, le Mont-Blanc et les deux Saint-Bernard… (1844)

Le chemin redevient dès lors assez bon pour qu'on n'ait plus à quitter ses mulets qu'à la fin de la course.
A quelque distance du sommet du col de Ferret, un sentier qui s'ouvre à droite de la vallée conduit en quatre ou cinq heures au haut du passage du Grand-St-Bernard. On le nomme le col de la Fenêtre. Lorsqu'il n'est pas rendu impraticable par les neiges, il n'offre aucun danger, et est même si peu difficile que c'est le chemin que prennent les chevaux chargés de b.ois à brûler pour l'hospice du StBernard.
Source : Gallica

Francis Carquet Le Percement du Petit-St-Bernard… (1880-1881)

Pour notre part, nous préférerions ce dernier passage, car il desservirait plus complètement la Haute-Tarentaise, mais en l'état, les données précises manquent.
D'après même les études déjà faites par les hommes compétents, notamment M. Tissot, ce passage ne vaudrait pas comme altitude etc., celui du Petit-Saint-Bernard.
Le tunnel à créer n'aurait, il est vrai; que 12 à 13 kilomètres, mais il présenterait des inconvénients sérieux, il entraînerait de fortes pentes et son entrée serait à plus de 1,200 mètres, écueil grave que le tracé du Petit-St-Bernard
évitait.
Source : Gallica

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