Joseph Petit Maringo, ou Campagne d'Italie, par l'armée de réserve… (1800-1801)

Ils reculent ; leur immense cavalerie charge en masse avec furie ; mais la mousqueterie , la mitraille , la baïonnette l'arrêtent tout-court ; un de leurs caissons saute en l'air ; l'effroi redouble ; le désordre naissant est dérobé par des nuages épais de fumée; les cris du vainqueur augmentent la terreur ; enfin tout s'ébranle , tout plie , tout fuit.
Alors la cavalerie Française se précipite dans la plaine, et, par son audace, dissimule son petit nombre. Elle marche à l'ennemi, sans crainte d'être entamée.
Source : Gallica

Joseph Petit Maringo, ou Campagne d'Italie, par l'armée de réserve… (1800-1801)

Les Grenadiers à pied de la Garde consulaire arrivent, en ce moment , tels qu'à la parade ; ils défilent avec ordre , et marchent d'un pas rapide à l'ennemi qu'ils rencontrent , à cent pas de notre front.
Sans artillerie , sans cavalerie , au nombre de cinq cents seulement, ils ont à soutenir le choc impétueux et terrible d'une armée victorieuse. Mais , sans faire attention à leur petit nombre, ils avancent encore , tout cède sur leur passage ; l'Aigle altier plane alors autour d'eux , et menace de les déchirer.
Source : Gallica

Joseph Petit Maringo, ou Campagne d'Italie, par l'armée de réserve… (1800-1801)

Déjà les divisions Monnier et Desaix commencent à paraître. Malgré une marche forcée de dix lieues, elles arrivent à pas précipités, et oubliant leurs besoins , ne sont pressées que de la soif de nous venger. L'affluence des fuyards et des blessés que ces braves rencontraient , aurait pu attiédir leur courage ; mais , les yeux fixés sur Desaix, ils ne savent, avec lui, que braver les dangers et voler à la gloire. Hélas ! ils sont bien loin de penser que , dans une heure , ils ne
seront plus commandés par ce brave Général.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature