Frédéric Regamey

Élements biographiques

Frédéric Regamey excursion au Grand Saint-Bernard… (1894)

Ce n'est qu'au moment où
l'hiver rend, là-haut, la vie épouvantable et fait la solitude en décourageant la curiosité des touristes les plus entreprenants que le clavendier peut enfin trouver un peu de repos.
Les touristes qui, le souper terminé, n'avaient pas voulu attendre au lendemain pour reconnaître les alentours, prolongent rarement leur promenade. La fatigue de la journée et le froid qui devient vif là haut, sitôt le soleil couché, fait songer au plaisir qu'il y aurait à s'étendre dans un lit. Puis le brouillard s'épaissit et le vent vous chasse vers la maison.
Source : Gallica

Frédéric Regamey Au pays des cigognes : récits d'Alsace (1907)

On partit d'un pas allègre, laissant Mme Hess vaquer seule aux soins de l'installation avec Grétel qui venait d'arriver par l'omnibus.
On monta la rue principale; on passa sous la vieille porte, d'un caractère si particulier, où l'on voit encore la herse qui fermait autrefois la ville. On donna un coup d'œil aux vieux remparts, à la curieuse tour à cinq pans, couverte d'un toit de tuiles brunes, et l'on flâna dans les vignes et la montagne.
Soudain, au détour d'un chemin, une musiquette grêle et rustique se fit entendre, et Lucie s'arrêta court, un doigt levé.
Source : Gallica

Frédéric Regamey excursion au Grand Saint-Bernard… (1894)

La neige, en effet, a cessé. Un pâle rayon de soleil se glisse entre les nuages qui roulent encore menaçants. Le froid est toujours vif mais de plus en plus le ciel s'éclaircit et avec lui les mines les plus moroses.
Par le haut escalier du perron s'échappent les voyageurs heureux comme des prisonniers après le lever de l'écrou. Rapidement on fuit le couloir de l'esplanade, balayé par le vent toujours cinglant. Un chemin, qui se présente en face, descend un peu en contre bas, mène en Italie vers le ciel bleu et longe le lac, le lac des Morts...
Source : Gallica

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