Frédéric Regamey

Résumé

Frédéric Regamey Au pays des cigognes : récits d'Alsace (1907)

On partit d'un pas allègre, laissant Mme Hess vaquer seule aux soins de l'installation avec Grétel qui venait d'arriver par l'omnibus.
On monta la rue principale; on passa sous la vieille porte, d'un caractère si particulier, où l'on voit encore la herse qui fermait autrefois la ville. On donna un coup d'œil aux vieux remparts, à la curieuse tour à cinq pans, couverte d'un toit de tuiles brunes, et l'on flâna dans les vignes et la montagne.
Soudain, au détour d'un chemin, une musiquette grêle et rustique se fit entendre, et Lucie s'arrêta court, un doigt levé.
Source : Gallica

Frédéric Regamey Au pays des cigognes : récits d'Alsace (1907)

La rue, ordinairement silencieuse, s'anima tout à coup. Des employés de bureaux, des ouvrières en cheveux passèrent vite, en gens pressés dont les loisirs sont courts. Des maçons, qui travaillaient tout près à réparer une maison, s'en allèrent rapidement, achevant de mettre leurs blouses en marchant. Puis quelques écoliers parurent, sac au dos, et quelques fillettes aussi.
Bientôt Denise aperçut Marcel et Albert qui s'avançaient ensemble, tandis que Georges, jamais pressé, s'attardait avec des camarades, en criant et riant.
Source : Gallica

Frédéric Regamey Au pays des cigognes : récits d'Alsace (1907)

Marcel se sentait si las, si découragé que même ces vacances ne lui causaient aucune joie. Les lettres de Raymond et de Denise, très fréquentes et très affectueuses, le désolaient encore davantage, au lieu de le consoler. Il ne mangeait plus, dormait mali perdait ses belles joues roses et sa mine florissante. Quinze jours passèrent, puis un beau matin, dans la cour du lycée, il prit Georges à part
Ecoute, lui dit-il, ça ne peut pas durer. J'en ai assez. Si je continuais à vivre comme je vis en ce moment, je deviendrais malade et je mourrais.
Source : Gallica

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