Charles Staehling, Histoires pour mes petits-enfants… (1889)
“ Il fallait, pour cette mission dangereuse entre toutes, un homme intelligent et intrépide. Georges offrit spontanément de s'en charger. En effet, nul n'était mieux apte que lui : il connaissait la topographie des environs et parlait la langue du pays. Par une nuit sombre, suivi de quelques hommes dévoués, il s'avance jusque dans le voisinage des avant-postes de l'armée autrichienne, dont on voyait distinctement les feux de bivouac. Il avait grimpé sur un chêne et, le jour étant venu, aidé de sa longue-vue, il put parfaitement prendre note des dispositions de l'ennemi. ”
