Résumé

E Lebrun Les Prussiens en France pendant la campagne de 1870-71… (1872)

A Saint-Dié, un conducteur de voiture a été lâchement assassiné par une sentinelle prussienne.
Impossible de décrire l'indignation et l'irritation de la population. La ville voulait poursuivre l'assassin; mais les Prussiens connaissent le droit du plus fort, et non le droit de la justice. — Puisque vous ne voulez pas de nous, n'attendez rien de nous: voilà leur réponse. Elle est ignoble, absurde, mais ils n'en donnent pas d'autre. On a fait à la pauvre victime des funérailles magnifiques.
Source : Gallica

E Lebrun Les Prussiens en France pendant la campagne de 1870-71… (1872)

Le tiers de la ville de Châteaudun a été brûlé par les Prussiens, ils ont tiré sur l'hôpital malgré le drapeau de convention de Ge-
nève. Toutes les horreurs ont été commises par ces barbares. Ils ont brûlé un vieillard paralytique dans son lit, un ancien officier retraité ; forcé les habitants de mettre le feu à leurs propres maisons ; jeté vif dans le feu un pauvre franc-tireur, leur prisonnier ; et, pendant que le feu détruisait une partie de la ville, un officier prussien, nouveau Néron, s'extasiait sur la beauté de la ville en flamme, c'était pour lui un spectacle plein de charmes
Source : Gallica

E Lebrun Les Prussiens en France pendant la campagne de 1870-71… (1872)

Ils ont même écrit, pour prouver leur existence, une lettre collective qui a été transmise, par les soins de M. le Préfet d'Eure-et-Loir, au commandant de la 6e division de cavalerie prussienne. C'est un devoir de livrer de pareils faits, sans commentaire, à l'appréciation de l'opinion publique, en France comme à l'étranger.
Partout, toujours, c'est un système ; les Prussiens s'emparent de tout ce qui leur tombe sous la main ; le foin, la paille, le blé, les pommes de terre, les meubles et les objets précieux, rien, en un mot, n'est épargné.
Source : Gallica

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