Résumé

Julien Sée Journal d'un habitant de Colmar… (1884)

L'Alsace vous envoie, par l'organe des citoyens de Colmar soussignés, son adhésion sans réserve pour la grande tâche de la défense nationale que vous avez eu le courage d'assumer à l'heure de nos désastres.
Invinciblement française par le cœur, l'Alsace tient plus que jamais à le rester aujourd'hui que la France entière rentre en possession de ses droits. En face de l'ennemi, nos cœurs tressaillent à une même pensée : chasser l'étranger du sol de la patrie, le chasser par la liberté. Aucun sacrifice ne nous coûtera pour conserver notre nationalité et pour terminer l'œuvre de la Révolution.
Source : Gallica

Julien Sée Journal d'un habitant de Colmar… (1884)

« Comment! s'écrient certaines gens, cette canaille (l'empereur!) s'imagine-t-elle que nous allons nous faire tifer pour elle et son galopin? Ah! mais non, plutôt les Prussiens! » Voilà où dix-huit années d'empire ont amené le fier esprit gaulois. En fait, la cause de l'empereur et celle du pays sont pour le moment inséparables; il s'agit d'abord de chasser l'ennemi, les comptes intérieurs pourront se régler plus tard. Mais la masse est aveugle, elle ne comprend pas. Quand ils seront à Paris, pourrons-nous leur interdire l'annexion de l'Alsace à l'Allemagne?
Source : Gallica

Julien Sée Journal d'un habitant de Colmar… (1884)

Vous venez, par un acte de généreuse compassion, de ranimer l'antique et toujours vivante confraternité qui a uni les deux peuples de Suisse et d'Alsace dans les luttes de votre indépendance. En appelant sur le sol hospitalier de la Suisse nos infortunés frères de Strasbourg, vous nous enseignez noblement ce que l'humanité peut attendre d'un peuple qui a fondé sa liberté par le courage, la dignité des mœurs, le sentiment du devoir et la confiance en Dieu.
Source : Gallica

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