Résumé

Le Moniteur prussien de Versailles… (1872)

« Quand je dis que Versailles avec une garnison de 6,000 Prussiens est plus tranquille à 9 heures du soir que Portsmouth à 10, je ne donne qu'une faible idée de l'ordre et de la conduite parfaite de ces troupes ; je puis donner ma parole d'honneur que depuis mon séjour à Versailles je n'y ai pas rencontré un seul soldat en état d'ivresse; il est dur d'être obligé de reconnaître les vertus du vainqueur; mais si on le demandait aux habitants de Versailles, ils seraient forcés de convenir que les Allemands se conduisent mieux que leurs propres troupes.»
Source : Gallica

Le Moniteur prussien de Versailles… (1872)

Je ne sais si l'on comprendra bien le sentiment qui m'anime, mais je ne puis m'empêcher, avec la plus grande partie des Français, de considérer la France comme beaucoup plus humiliée et beaucoup plus à plaindre par le fait des tyrans qu'elle s'est laissé imposer que par les défaites qu'elle a subies; car les hommes qui se sont violemment emparés du pouvoir ne se contentent pas de faire tuer en détail nos troupes inexpérimentées par l'artillerie prussienne; ils couvrent la France de ridicule, la seule arme qui soit vraiment mortelle pour cette nation chevaleresque, généreuse et héroïque.
Source : Gallica

Le Moniteur prussien de Versailles… (1872)

Tout y respire la richesse, la prospérité, l'industrie et la grandeur. Les maisons y ont toutes un aspect monumental. Ce spectacle grandiose, qui étonne et qui charme toujours ceux qui arrivent à Bordeaux, paraît navrant, quand on songe aux désastres qui s'avancent non loin de cette grande cité et qui viennent d'envahir Rouen, ce Bordeaux de l'Ouest.
La population bordelaise paraît plus frappée, plus consternée que flattée de l'arrivée du Gouvernement et de l'émigration gouvernementale. Pour elle, c'est un mauvais augure, qui lui fait entrevoir les premières perspectives de l'invasion.
Source : Gallica

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