P. Christian, Histoire de la guerre avec la Prusse et des deux sièges de Paris… (1872)
“ Le 8e régiment de cuirassiers se dévoue le premier; il sait qu'il va mourir, et pas un homme ne fléchit. Sur un signe du maréchal il se rue à toute vitesse à travers l'ouragan de mitraille qui l'enveloppe, et se brise comme une avalanche de fer sur le front des légions allemandes. Le choc est si terrible que la masse ennemie semble broyée. Mais le prince royal de Prusse lance de tous côtés à la rescousse les renforts bavarois et wurtembergeois. Nos malheureux cuirassiers sont fusillés de front et de flanc, à bout portant; hommes et chevaux roulent foudroyés sur les cadavres ennemis. ”
