Résumé

Portrait de Ernest Prarond Ernest Prarond Journal d'un provincial pendant la guerre… (1874)

Quel titre de la loi des peuples invoquerions-nous pour abandonner sans leur aveu l'Alsace et la Lorraine? Dans quel code d'honnête homme est écrit le droit de se tirer d'affaire dans une faillite commune aux dépens de ses associés ? L'Alsace, sous les pieds des Prussiens, ne saurait nous livrer à la Prusse par un traité valable. Encore moins, nous libres, et tant que nous aurons un arpent de terre à nous sous les pieds, saurions-nous livrer l'Alsace à la Prusse. M. Jacoby, lui-même, du fond de sa prison d'Allemagne, nous jetterait son mépris.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Prarond Ernest Prarond Journal d'un provincial pendant la guerre… (1874)

« L'Europe a besoin qu'on l'éclairé. Il faut qu'elle connaisse par d'irrécusables témoignages que le pays tout entier est avec nous. Il faut que l'envahisseur rencontre sur sa route, non-seulement l'obstacle d'une ville immense résolue à périr plutôt que de se rendre, mais un peuple entier, debout, organisé, représenté , une Assemblée enfin qui puisse porter en tous lieux, et en dépit de tous les désastres, l'âme vivante de la patrie. » - Beaucoup de femmes quittent Abbeville.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Prarond Ernest Prarond Journal d'un provincial pendant la guerre… (1874)

En face ou un peu au-delà d'Epagnette, j'entre dans les champs et monte vers la plaine qui domine la ville et la vallée de la Somme de Pont-Remy à la mer. Je m'arrête contre un haut talus qui peut faire écho ; je mets pied à terre : je colle mon oreille contre le rideau. Je n'entends rien. Le soir tombe déjà. La bataille vient de finir peut-être (1) . Le soleil est descendu paisiblement de côté des mondes plus heureux, mais les pointes extrêmes de sa grande couronne radiée s'élèvent encore au-dessus de Saint-Valery.
Une dépêche adressée au maire d'Abbeville arrive dans la soirée.
Source : Gallica

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