Émile Collet

Résumé

Émile Collet Le siège de Soissons (1901)

Il dit que les artilleurs mobiles du Nord et les artilleurs volontaires de notre ville donnent à l'artillerie de ligne de la place un concours dévoué, incessant, et il affirme que, depuis le premier jour du bombardement, les 12e 14e et 16e batteries de la mobile du Nord font preuve d'une bravoure des plus honorables.
On ne peut plus, on ne veut plus enterrer les morts au jardin de l'hôpital ; il y en a en ville qui datent de cinq jours ; on va les inhumer dans un fossé de rempart, derrière le jeu de paume, et encore est-ce avec précipitation.
Source : Gallica

Émile Collet Le siège de Soissons (1901)

Le commandant et le lieutenant-major de place eurent pour successeurs à Soissons deux officiers saxons qui, à leur tour, furent remplacés par des Bavarois. Nous n'avons rien de particulier à dire de ces autres maîtres de la place, si ce n'est que, pour eux aussi, la force primait le droit, et qu'à cette affreuse manière de voir on n'aurait jamais pu opposer avec succès la parole si juste, si belle de Bossuet : « Il n'y a point de droit contre le droit. »
Source : Gallica

Émile Collet Le siège de Soissons (1901)

Un arrêté de M. le préfet de l'Aisne nomme une commission municipale provisoire.
Et, comme dit le Progrès de ce jour : « A Soissons, rien de nouveau. Temps superbe, soleil éclatant, pas le moindre Prussien au bout de nos longues vues. »
Ajoutons toutefois que, depuis quelque temps, la population cache avec un empressement toujours croissant, son mobilier, ses valeurs, son bien.
Heureux celui qui peut trouver un maçon pour venir à son aide.
Passez le soir dans les rues, vous entendrez quelque bruit sourd, ou vous verrez quelque
lumière s'échapper des soupiraux.
Source : Gallica

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