Émile Collet

Élements biographiques

Émile Collet,  Le siège de Soissons (1901)

“ Il dit que les artilleurs mobiles du Nord et les artilleurs volontaires de notre ville donnent à l'artillerie de ligne de la place un concours dévoué, incessant, et il affirme que, depuis le premier jour du bombardement, les 12e 14e et 16e batteries de la mobile du Nord font preuve d'une bravoure des plus honorables.
On ne peut plus, on ne veut plus enterrer les morts au jardin de l'hôpital ; il y en a en ville qui datent de cinq jours ; on va les inhumer dans un fossé de rempart, derrière le jeu de paume, et encore est-ce avec précipitation.
”
Source : Gallica

Émile Collet,  Le siège de Soissons (1901)

“ Un arrêté de M. le préfet de l'Aisne nomme une commission municipale provisoire.
Et, comme dit le Progrès de ce jour : « A Soissons, rien de nouveau. Temps superbe, soleil éclatant, pas le moindre Prussien au bout de nos longues vues. »
Ajoutons toutefois que, depuis quelque temps, la population cache avec un empressement toujours croissant, son mobilier, ses valeurs, son bien.
Heureux celui qui peut trouver un maçon pour venir à son aide.
Passez le soir dans les rues, vous entendrez quelque bruit sourd, ou vous verrez quelque
lumière s'échapper des soupiraux.
”
Source : Gallica

Émile Collet,  L'occupation allemande dans le Soissonnais (1884)

“ L'employé du bureau essaie de lui faire comprendre qu'il ne doit point rester là. Le soldat se met en colère, sort, revient avec son fusil, le charge, menace, effraie; puis il tire son sabre, le brandit; ensuite une personne va chercher la garde. La garde arrive, et le Prussien est emmené au poste.
Le 16, vers une heure, trois élèves en médecine, attachés aux ambulances, rient dans la rue du Commerce, en examinant des caricatures que l'un d'eux tient dans la main. Un uhlan à cheval et un fantassin croient que ces rires sont à leur adresse.
”
Source : Gallica

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