Résumé

Émile Collet L'occupation allemande dans le Soissonnais (1884)

Quelques habitants ont eu le rare bonheur de n'avoir pas à se plaindre de nos ennemis ; mais que d'autres ont réuni de griefs à leur charge! Que de vexations endurées, que d'humiliations subies, que d'impudence supportée, que de violences souffertes ! Toutes les fois que la mesure fut comble , ce fut encore sur l'habitant qu'elle se répandit.
La police soissonnaise fonctionnait, du consentement de la commandantur. Elle recueillit par écrit une grande quantité de faits et gestes prussiens ; ce sont les plus sérieux, les plus graves parmi ceux qui se sont produits.
Source : Gallica

Émile Collet L'occupation allemande dans le Soissonnais (1884)

L'employé du bureau essaie de lui faire comprendre qu'il ne doit point rester là. Le soldat se met en colère, sort, revient avec son fusil, le charge, menace, effraie; puis il tire son sabre, le brandit; ensuite une personne va chercher la garde. La garde arrive, et le Prussien est emmené au poste.
Le 16, vers une heure, trois élèves en médecine, attachés aux ambulances, rient dans la rue du Commerce, en examinant des caricatures que l'un d'eux tient dans la main. Un uhlan à cheval et un fantassin croient que ces rires sont à leur adresse.
Source : Gallica

Émile Collet L'occupation allemande dans le Soissonnais (1884)

Le lieutenant Halke demanda et on lui remit un plan de la ville. Il l'examina et le comprit en un instant. Il divisa Soissons en quatre parties. Il prit note des rues et des places; il passa son travail à des officiers et sous-officiers qui l'attendaient, et, aussitôt après, les 8,000 hommes se répandaient dans les divers quartiers de la ville et envahissaient les habitations sans être munis de billets de logement. Plus la maison avait d'apparence, plus elle recevait de Prussiens. Ces gens-là recherchaient tout le confortable possible.
Source : Gallica

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