Résumé

Invasion prussienne dans Eure-et-Loir… (1872)

Il est telle commune petite et pauvre à laquelle ils ont demandé autant et même plus qu'à une autre grande et riche. Ce sont principalement les cantons de Bonneval, de Janville et d'Orgères qu'ils ont traversés en masses considérables et où ils ont séjourné plus longtemps, dont il faut étudier les rapports pour se faire une juste idée de la rapacité prussienne et des souffrances que les habitants ont eu à endurer. Dans plus d'une commune, on a manqué de pain et il a fallu implorer la générosité de l'ennemi pour ne pas mourir de faim !
Source : Gallica

Invasion prussienne dans Eure-et-Loir… (1872)

A midi, rien ne faisait prévoir que notre pays allait être ce même jour le théâtre d'une lutte sanglante.
A midi et demi, nous aperçûmes un corps d'armée française, arrivant d'Artenay, qui venait dans la direction de Poupry. Au même moment, les Prussiens arrivaient sur notre commune par Baigneaux et Lumeau.
A une heure de l'après-midi, la fusillade était commencée entre les éclaireurs des deux corps d'armée qui se tiraient dans Poupry même. A une heure dix minutes, l'engagement était général : on n'entendait plus qu'un bruit confus de canons, de mitrailleuses, de fusils.
Source : Gallica

Invasion prussienne dans Eure-et-Loir… (1872)

Les habitants, consternés à la vue de cette armée formidable, se sauvèrent dans les bois, abandonnant tout à l'ennemi, craignant l'incendie dont nous étions menacés, à cause de barricades encore visibles.
Cette bande de sauvages, dont les flots grossissaient
toujours, et dont on calcule le nombre de 40 à 50,000, se livrèrent au pillage le plus complet, vidant les granges pour servir d'écuries, emmenant dans la plaine le blé en gerbes, la paille, le foin, fagotant dans les bois pour établir leurs loges, emportant ensuite les lits, les couvertures, forçant les meubles et s'emparant du contenu.
Source : Gallica

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