Émile Dessolins, Les Prussiens en Normandie. Occupation de Gournay… (1873)
“ Les épisodes sanglants vont faire place aux grands mouvements stratégiques; d'un côté comme de l'autre, on s'est organisé pour la lutte sérieuse, et la carte de la Normandie est l'immense tapis vert où va se jouer le jeu sanglant des nationalités. Cette deuxième phase de l'invasion a soulevé moins de clameurs que la première, mais elle a fait verser plus de larmes ; la colère y est moins enfiévrée, mais la haine s'y fait plus vivace. Les coups de fusil sont moins nombreux, mais, dans le canon de toute arme, il y a la malédiction qui vise au cœur comme le projectile. ”
