Émile Dessolins Les Prussiens en Normandie. Occupation de Gournay… (1873)

Les épisodes sanglants vont faire place aux grands mouvements stratégiques; d'un côté comme de l'autre, on s'est organisé pour la lutte sérieuse, et la carte de la Normandie est l'immense tapis vert où va se jouer le jeu sanglant des nationalités.
Cette deuxième phase de l'invasion a soulevé moins de clameurs que la première, mais elle a fait verser plus de larmes ; la colère y est moins enfiévrée, mais la haine s'y fait plus vivace. Les coups de fusil sont moins nombreux, mais, dans le canon de toute arme, il y a la malédiction qui vise au cœur comme le projectile.
Source : Gallica

Émile Dessolins Les Prussiens en Normandie. Occupation de Gournay… (1873)

Le 11 octobre , les Prussiens étaient maîtres tout à la fois de Mantes, Vernon, Gisors et Gournay.
Le Journal de Rouen disait à ce sujet : Il est profondément douloureux de voir l'armée prussienne s'étendre ainsi sans rencontrer d'obstacles sérieux.
Quelle tentative a-t-on faite pour arrêter cet envahissement ?
Personne ne le sait. Il n'en est malheureusement pas de même de la honte et des misères de toutes sortes qui accompagnent l'armée ennemie.
Quand fera-t-on autre chose que de vaines démonstrations?
Quand se servira-t-on efficacement des hommes prêts à marcher ?
Source : Gallica

Émile Dessolins Les Prussiens en Normandie. Occupation de Gournay… (1873)

Etat-major général des Gardes nationales des départements de la Seine-Inférieure, du Calvados et de la Manche.
Gardes nationaux, Aux armes! L'ennemi entre dans notre province : que tout homme de cœur prenne son fusil et vienne le recevoir!
Sur les frontières de notre département, des accidents de terrain, des bois profonds permettent une résistance efficace; que chaque arbre abrite un tireur, que chaque obstacle soit défendu !
Source : Gallica

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