Résumé

Julien Delahais Dieppe et les Dieppois pendant la guerre de 1870-71 (1889)

Dans ces conditions, vous avouerez qu'il était difficile au général Trochu de briser le cercle defer qui enserrait Paris.
— Ainsi, vous, l'homme de la résistance à outrance, vous êtes d'avis qu'il faut faire la paix.
— Hélas ! oui, dit Pierre en courbant le front, je l'avoue avec désespoir et la mort dans le cœur, la paix est impérieusement nécessaire. Dieu veuille que l'Allemagne ne se laisse pas entraîner par le vertige de ses victoires et qu'elle n'exige pas de nous des sacrifices trop grands.
— La Prusse, répondit Duflot, comptezy bien, sera implacable.
Source : Gallica

Julien Delahais Dieppe et les Dieppois pendant la guerre de 1870-71 (1889)

Je regrette, ajouta Pierre en b'adressant à Duflot, que vous n'ayez pas vu les exercices de la compagnie de marche. Les jeunes volontaires qui composent cette compagnie ont simulé un assaut avec un merveilleux entrain. Ils ont escaladé, sac au dos et fusil au poing, les hauteurs d'un mamelon, situé a un kilomètre d'Envermeu, avec une vitesse incroyable. Des zouaves n'auraient pas mieux fait, je le jure. La ville de Dieppe a été bien inspirée en organisant cette compagnie de marche, et si l'on sait l'utiliser, elle rendra de grands services.
Source : Gallica

Julien Delahais Dieppe et les Dieppois pendant la guerre de 1870-71 (1889)

S'ils pouvaient parler, ils raconteraient nos entretiens d'autrefois ; c'est là que nos cœurs se sont entièrement liés l'un à l'autre ; c'est sous l'ombrage de leurs grands arbres que nous avons appris à penser et à sentir de meme. Tout cela, Marie, c'est le passé, mais c'est aussi l'avenir.
La fin de la missive de Jacques respirait la plus entière confiance dans l'issue du piège de Paris.
Pendant que Marie lisait et relisait la lettre de son fiancé, maître Pierre se rendait à la mairie de Neuville et se faisait inscrire sur les contrôles de la garde nationale.
Source : Gallica

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