Médéric Charot, Le bataillon de Provins, siège de Paris 1870-1871… (1872)
“ « Commencez le feu ! » nous crie notre brave lieutenant-colonel qui fume sa cigarette. Et notre fusillade éclate, un vrai roulement, un tonnerre, une musique infernale! Et cependant, dans la tempête de la bataille ce bruit-là ne peut guère compter que pour un bourdonnement, que pour un murmure. De son côté l'ennemi ne parait pas avoir épuisé sa poudre : des balles passent sur nos têtes, des obus sifflent et, cassant en leur vol les arbres de la route, vont s'abattre au milieu de nos artilleurs qui ripostent. Nous tirons à mille mètres, sur la batterie prussienne, dans la fumée. ”
