Alphonse Grenier, Le journal d'un mobile de Seine-et-Marne à la défense de Paris… (1874)
“ Pour moi, je m'étends à terre, sous une pompe à incendie ; Anatole vient m'y retrouver, et rompus de fatigue par cette rude journée, nous ne tardons pas à nous endormir. 12 septembre. — Ah ! que les dalles sont froides ! Telles sont mes premières paroles en m'éveillant. Nous entrons à Paris à neuf heures du matin, marchant en colonne sur quatre de front. Nos clairons sont muets, et l'on nous recommande le silence le plus absolu. Sur notre passage, pas de curieux, pas un cri ; un défilé de fantômes dans une ville endormie, telle est notre marche silencieuse à travers les rues de la capitale. ”
