Alphonse Grenier, Le journal d'un mobile de Seine-et-Marne à la défense de Paris… (1874)
“ Quel terrible jour de Noël à passer, le froid est intense, la bise souffle de plus en plus, et le découragement est à son comble. Dans la matinée, on reçoit l'ordre de partir de nouveau, mais, rebutés par l'insuccès du 21, rompus de fatigue, grelottant la fièvre, à demi-paralysés par ce froid terrible, dépourvu d'eau et de presque tous les vivres nécessaires, les trois quarts des nôtres sont déjà aux ambulances; quant à ceux qui restent, ils se trouvent dans l'impossibilité absolue de se mouvoir et c'est à peine si quelques hommes ont le courage héroïque de se mettre sur les rangs. ”
