Médéric Charot, La chanson du berger ; Le récit d'un buveur d'eau… (1880)
“ Il arrivait assez souvent à la jeune fille, en faisant sa tournée, de passer au bout de quelque champ où travaillait Bonhommet : les chemins sont faits pour tout le monde, et la jolie meunière ne se détournait pas de sa route pour éviter celui qu'elle considérait comme son sauveur. Mais il était timide, cet héroïque sergent, timide en diable : il n'osait pas ! Et puis, cet air de fierté qu'il avait remarqué sur le visage de la jeune fille, cette sorte d'indignation muette qu'elle avait manifestée un jour devant lui aux paroles goguenardes du fermier, tout cela le troublait. ”
