Théodore Botrel,
Contes du lit-clos
“ Du haut du frêle ormeau, du haut du chêne altier, Sachant que son refrain me console et m’enchante, Le vent chante. Par contre, il n’aime pas le rude bûcheron Qui dit à sa forêt : « Allons, courbe ton front ! » La hache du bourreau déplait à ce grand prince : Le vent grince. Il ne veut pas qu’on touche aux bois où sont blottis Ses amis les oiseaux, les grands et les petits ! — Le bûcheron brandit sa cognée... et, sur l’heure, Le vent pleure ! Prends garde, bûcheron ! prends garde au vent amer ! Quand il va par les champs, les plaines et la mer, Frappe !... ”
