Oscar Wilde

Oscar Wilde

Résumé

Portrait de Oscar Wilde Oscar Wilde Une maison de Grenades (1911)

Et l' embrun le reçut des vagues , et l' écume le reçut de l' embrun , et le rivage l' accueillit .
Et le jeune Pêcheur vit , gisant à ses pieds le cadavre de la petite Sirène .
A ses pieds gisait la morte .
Pleurant comme celui que la douleur frappe soudain , il se jeta à terre près d' elle , et baisa le rouge froid de ses lèvres , et joua avec l' ambre humide de sa chevelure .
Il se jeta sur le sable à côté d' elle , pleurant comme un homme qui tremble de joie , et il
la serrait de ses bras bruns contre sa poitrine .
Source : Gallica

Portrait de Oscar Wilde Oscar Wilde Une maison de Grenades (1911)

Fuis , dit son Ame , car la mer ne cesse de se rapprocher , et si tu t' attardes , elle te fera périr . Fuis donc , car j' ai peur , en voyant que ton cœur m' est fermé par la grandeur de ton amour . Fuis vers un endroit où tu sois en sûreté . Certes tu ne vas pas me renvoyer dépourvue de cœur dans un autre monde ?
Mais le jeune Pêcheur n' écouta point son âme .
Il appela la petite Sirène , et dit :
– L' Amour est préférable à la Sagesse , et plus précieux que la Richesse , et plus beau que les pieds des filles des hommes .
Source : Gallica

Portrait de Oscar Wilde Oscar Wilde Une maison de Grenades (1911)

Je ne la connais pas .
– Que me donneras -tu si je te dis quelque chose ? demanda la Sorcière en le regardant de ses beaux yeux .
– Cinq pièces d' or , dit -il et mes filets , et la cabane de roseaux entrelacés , et la barque peinte sur laquelle je navigue . Dis -moi seulement comment je puis me défaire de mon âme , et je te donnerai tout ce que je possède .
Elle partit d' un éclat de rire moqueur et le frappa de sa tige de ciguë .
– Je puis changer en or les feuilles d' automne , lui répondit -elle , et je sais faire un
tissu d' argent avec les pâles rayons de la lune .
Source : Gallica

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