Rabîndranâth Tagore,
La Jeune Lune
“ Les branches s’entre-choquent dans la forêt et les feuilles frémissent au souffle des vents furieux, les nuages géants battent des mains et les enfants-fleurs s’élancent, parées de robes roses, jaunes et blanches. Sais-tu, Maman ? Elles habitent au ciel, là où sont les étoiles. N’as-tu pas remarqué comme elles sont impatientes d’arriver là-haut ? Tu ne sais pas ce qui les presse tant ? Mais moi je devine vers qui elles tendent les bras : comme moi, elles ont une mère ! LE MARCHAND Maman, imaginons que tu vas rester à la maison et que moi je voyagerai à travers des pays inconnus. ”
