Résumé

Souvenirs de voyages, l'an de grâce 1840 (1841)

Le pont de bateaux d'Arles, emporté tout d'abord, ne laissait plus aucune communication avec le faubourg de Trinquetailles; au milieu de la nuit la plus obscure, lorsque les eaux étaient les plus rapides, des cris de détresse se font entendre sur la rive opposée. Le Rhône venait de s'y frayer un nouveau passage !
Quatre hommes se jettent dans une barque, traversent le fleuve furieux, et s'assurent qu'une maison
habitée, en face de la brèche, va être emportée par les eaux !
Source : Gallica

Souvenirs de voyages, l'an de grâce 1840 (1841)

Personne n'osait franchir une aussi grande distance, au milieu de la lutte que les vagues et le fleuve se livraient à son embouchure. Les bateaux à vapeur étaient arrêtés par des obstacles insurmontables. Les moindres barques devaient être brisées ou submergées mille fois, sans aucune chance probable de succès ! Les récompenses promises pour arracher ces malheureux à leur sort demeuraient sans effets!
Trois hommes se présentent et se dévouent. Ils périront, ou ils parviendront à la Tour avec leur barque chargée de vivres! Ils refusent l'or qu'on leur propose!.
Source : Gallica

Souvenirs de voyages, l'an de grâce 1840 (1841)

Si les femmes employaient cette force de volonté à bien faire , elles seraient toutes adorables.
Nous eumes pendant la nuit un moment sublime : le ciel était sillonné par des éclairs, la pluie tombait à torrents, le vent dans sa furie déchirait à grand bruit la voile qui nous servait à fuir plus vite; au même instant une vague monstrueuse balayait
le pont, et la secousse entraînait et brisait avec fracas les porcelaines, les cristaux et les meubles, suffisamment assurés pour un temps ordinaire, mais non pas contre un semblable ouragan !
Source : Gallica

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