Résumé

Portrait de Marceline Desbordes-Valmore Marceline Desbordes-Valmore Fragment d’album inédit de Desbordes-Valmore

Au-dessus se donnait alors une leçon de chant d’église, et les voix les plus éclatantes nous retinrent sans me rappeler pourtant le charme mélancolique de cette voix entendue à la cathédrale de Turin, qui me fit pleurer dans mon cœur !
À Milan, toutes les musiques que j’entends, le soir, dans les écoles, dans les églises, jusque dans le son des cloches, rien n’est rêveur, rien n’est douloureux ; tout a le caractère de la cantate et de l’air de bravoure, et ce n’est pas la gaîté de mon cœur qui me fait ressentir et juger ainsi leur musique.
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Portrait de Marceline Desbordes-Valmore Marceline Desbordes-Valmore Fragment d’album inédit de Desbordes-Valmore

Hier, 22 août, Valmore nous a fait respirer l’air et commencer comme toujours notre promenade par une église, celle de la Passion, que l’on aperçoit du rivage, et dont la façade, ornée de statues d’un caractère grave et de bas-reliefs en marbre, est d’une profondeur, qui manque en général à celles que j’ai trouvées d’ailleurs si belles. Les orgues, placées à droite et à gauche du chœur, sont d’une forme tout à fait exceptionnelle, d’une grandeur prodigieuse et de la plus élégante singularité. Le maître autel en marbre est superbe.
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Portrait de Marceline Desbordes-Valmore Marceline Desbordes-Valmore Fragment d’album inédit de Desbordes-Valmore

Ici, je suis au fond d’un faubourg, à la porte de Rome. Pas une âme ne m’y cherche. Le bruit des cloches, le chant d’un coq, les coups de feu que l’on tire dans les drames au théâtre, dont les foyers donnent par de petites fenêtres sur le jardinet où s’ouvre mon unique croisée, voilà tout ce qui accompagne les battements toujours pressés de mon cœur qui t’aime partout, et je ne peux souvent que penser à toi, sans t’écrire.
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