Résumé

Le parc et les grandes eaux de Versailles… (1855)

C'est une immense nappe de gazon où l'on ne manque jamais de rencontrer des parieurs qui essayent, un bandeau sur les yeux, d'arriver jusqu'au bout sans avoir dévié et quitté l'herbe pour le sable. Rien n'est beau, par une douce soirée d'été, comme ce rendez-vous d'une société élégante qui a déserté le Paris du dimanche pour venir respirer à Versailles la fraîcheur des eaux et des bois.
Source : Gallica

Le parc et les grandes eaux de Versailles… (1855)

Ce groupe et ses accompagnements ont été exécutés par Baptiste Tuby sur les dessins de Le Brun; on l'a surnommé le Char embourbé ; mais il faut voir comment il se venge, les jours de grandes eaux, de cette qualification moqueuse : il lance vers le ciel trois puissants jets d'eau, l'un de dix-huit mètres environ, les deux autres de quinze mètres; à demi voilé sous ces brillantes vapeurs, le dieu du jour apparaît comme une image du soleil qui, d'en haut, l'inonde de ses rayons.
A la suite de ce beau bassin est le grand canal, qui a soixante-deux mètres environ de large et
Rassin d'Apollon.
Source : Gallica

Le parc et les grandes eaux de Versailles… (1855)

Un groupe d'Apollon assis et au bain, environné de six Nymphes empressées à le servir, et des chevaux de son char abreuvés par des Tritons, ornait l'intérieur de cette grotte.
- Le dieu se reposant sous ces voûtes humides Est assis au milieu d'un chœur de Néréides : Toutes sont des Vénus de qui l'air gracieux N'entre point dans son cœur et s'arrête à ses yeux.
Mais qui pourra dépeindre en langue du Parnasse La majesté du dieu, son port si plein de grâce, Cet air que l'on n'a point chez nous autres mortels, Et pour qui l'âge d'or invente des autels ?
Source : Gallica

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