Pierre de Nolhac,
Les jardins de Versailles
(1906)
“ Nous passons aussi devant les deux Nymphes couchées, qu'accompagne un Amour, pour rejoindre à l'autre extrémité du bassin les magnifiques figures de Tubi, le Rhône et la Saône. Le fleuve est un dieu des eaux, au visage sévère sous sa couronne de feuillage ; son corps, de vigueur nerveuse, a pris une pose abandonnée ; ses jambes se croisent ; il s'appuie d'une main sur le rocher, d'où la source jaillit ; dans l'autre main est un aviron soulevé par un petit Triton souriant qui semble questionner le vieillard. Le bronze verdi a, sous la lumière, une chaleur admirable. ”
