Résumé

Le parc et les grandes eaux de Versailles (1864)

Nous gagnons de là le Tapis vert, que nous apercevions tout à l'heure du pied du bassin de Latone. C'est une immense nappe de gazon où il n'est pas rare de, rencontrer des parieurs qui essayent, un bandeau sur les yeux, d'arriver jusqu'à l'extrémité opposée sans avoir dévié et quitté l'herbe pour le sable. Rien n'est beau, par une douce soirée d'été, comme ce rendez-vous d'une société élégante qui a déserté le Paris du dimanche pour venir respirer à Versailles la fraîcheur des eaux et des bois.
Source : Gallica

Le parc et les grandes eaux de Versailles (1864)

Une journée entière est à peine suffisante pour admirer les bosquets, les grottes humides, les bassins de marbre, les jets d'eau fantastiques, les cascades, les gerbes étincelantes, et ce monde de Nymphes, de Satyres, de Tritons et de dieux de la mythologie, créé par Girardon, le premier de tous ces grands artistes, et ses dignes émules les Coysevox, les Coustou et les Puget ; monde charmant que chantait la Fontaine : « C'est pour nous divertir que les Nymphes sont faites, C'est pour nous, dans ce bois, que de savantes mains Ont mêlé les dieux grecs et les Césars romains. »
Source : Gallica

Le parc et les grandes eaux de Versailles (1864)

De tous les bassins du parc, le plus grand et le plus remarquable, tant par le caractère grandiose des sculptures qui le décorent que par l'abondance des eaux, est, sans contredit, le bassin de Neptune. C'est le jeu des eaux de cette merveille d'hydraulique que l'on réserve en dernier lieu comme une a
sorte de bouquet qui termine magnifiquement la fête féerique des Grandes eaux.
Source : Gallica

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