Françoise Bonnin

Résumé

Françoise Bonnin Le Nôtre et l'art des jardins… (1964)

Ces artistes, ces écrivains, qui rêvaient d'harmonie, de grandeur et de noblesse, ont, chacun de son côté, réalisé une oeuvre sans disparate. Les jardins de Le Nôtre, les fables de La Fontaine, les tragédies de Racine, les comédies de Molière, les peintures et les sculptures des maîtres de Versailles sont les harmoniques qui sonnèrent en un accord parfait, dont les siècles purent atténuer l'intensité, mais qui séduit toujours par sa justesse les hommes épris d'un tel passé.
Source : Gallica

Françoise Bonnin Le Nôtre et l'art des jardins… (1964)

Le Nôtre s'est formé en un temps où le classicisme ne s'imposait pas sans partage à l'esprit des artistes et des écrivains : la préciosité était un aspect du baroque qui florissait alors en plusieurs pays d'Europe ; Mazarin, cet italien, introduisit en France les spectacles de l'opéra, avec leurs prestiges illusoires ; Louis XIV conserva jusqu'à l'âge mûr le goût du théâtre et Le Nôtre le servit. C'est pour lui que cet artiste fit de Vaux et de Versailles le décor de fêtes éblouissantes
Source : Gallica

Françoise Bonnin Le Nôtre et l'art des jardins… (1964)

Le Nôtre ne fut pas un simple dessinateur qui tirait des barres en son agence ; il fut un grand artiste dont les matériaux furent les produits de la nature, un architecte qui dressa aussi bien des arcs de triomphe en marbre que les voûtes des ormes et des chênes, un peintre dont les couleurs furent les mille teintes des fleurs. Il prépara les plus belles féeries du règne, celles dont s'enchanta La Fontaine. La symphonie somptueuse de ses jardins fait écho à celle des damas, des velours, des gros de Tours, au marbre, à l'or des lambris
Source : Gallica

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