Philippe le Bon

Définition et enjeux

Georges Doutrepont,  La Littérature française à la cour des ducs de Bourgogne Philippe le Hardi… (1909)

“ Institution religieuse et chevaleresque, la Toison d'or fut aussi une institution politique. En s'attachant par des liens étroits les membres de l'ordre, Philippe le Bon créait en quelque sorte autour de lui de la sympathie et une atmosphère d'admiration. Se faisant dispensateur de la gloire, il dominerait ainsi d'autant mieux le grand monde qui l'environnait. Astre brillant, source de lumière et de vie, il verrait graviter, d'autant plus serrés autour de son orbe, ses divers satellites. Mais en même temps qu'il s'élève devant les siens, il augmente son prestige devant l'étranger. ”
Source : Gallica

Georges Doutrepont,  La Littérature française à la cour des ducs de Bourgogne Philippe le Hardi… (1909)

“ A son tour, Philippe le Bon encourage d'un regard bienveillant, d'une gratification ou d'une spéciale protection, tout ce qui émane du monde des gens qui amusent et qui s'amusent, du monde des professionnels ou des amateurs du tréteau. Jeux des jongleurs, musiques de ménestrels, fêtes des fous, chambres de rhétorique, il s'intéresse et prend plaisir à tout, sauf pourtant lorsque l'on censure son gouvernement. ”
Source : Gallica

André Florent,  Aux temps héroïques de Jeanne Hachette (1945)

“ S'il continue la tradition de Philippe le Bon son père en protégeant les peintres, sculpteurs, architectes de son temps, c'est uniquement par vanité, sans apprécier leurs oeuvres ni sans bien comprendre l'éclat qu'en peut retirer son règne. Le second n'est pas plus tendre pour son peuple qui gémit sous le fardeau des tailles, mais tout cet or est utilement employé à acheter des alliés, des mercenaires, à payer des émeutes, des conflits armés contre le Téméraire et ses autres ennemis du dehors, à solder même des acquisitions de territoires. ”
Source : Gallica

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