Georges Doutrepont, La Littérature française à la cour des ducs de Bourgogne Philippe le Hardi… (1909)
“ Institution religieuse et chevaleresque, la Toison d'or fut aussi une institution politique. En s'attachant par des liens étroits les membres de l'ordre, Philippe le Bon créait en quelque sorte autour de lui de la sympathie et une atmosphère d'admiration. Se faisant dispensateur de la gloire, il dominerait ainsi d'autant mieux le grand monde qui l'environnait. Astre brillant, source de lumière et de vie, il verrait graviter, d'autant plus serrés autour de son orbe, ses divers satellites. Mais en même temps qu'il s'élève devant les siens, il augmente son prestige devant l'étranger. ”
