Berthelot Brunet, Les hypocrites
“ Il triomphait maintenant de la tante Bertha. Elle ne voulait pas croire à la mort, pour l’écarter. C’était une timide qui ne voulait rien voir en face, qui camouflait toute vie. En route, Philippe songeait à la tante Bertha, qui avait refusé qu’on le transportât à l’hôpital, qui lui rendait des soins de servante et d’infirmière. Elle l’avait sans doute aimé d’amour. Philippe était dégoûté : aimer son père, cet homme solennel, cet imbécile... Philippe tremblait en prononçant ce mot d’imbécile, il tremblait devant le sacrilège puéril, qui seul aidait sa timidité à supporter la scène. ”
