Jules de La Madelène

Élements biographiques

Jules de La Madelène Revue des Deux Mondes

Quel grand simple que ce père Sendric ! quel innocent ! Ce n’est pas un homme. Sans sa Damiane il se croit perdu. Qu’elle s’écarte d’une minute, il n’a plus sa tête : il est muet, il est sourd, le voilà dans la lune. Toujours cette Damiane, cette Damiane ! Loin d’elle, vous êtes un corps sans âme.
— Ah ! la Damiane est une maîtresses-femme ! dit le Mitamat en hochant la tête.
— Elle a bien ses vertus, dit la tante.
— Oui, certes, et sur ma foi ! tante Laurence ! A qui le dites-vous ? La Damiane et moi nous sommes comme les deux doigts de la main.
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Jules de La Madelène Revue des Deux Mondes

Sabine la regarda sans colère ; une larme brillait dans ses yeux.
— Oui, ma tante, dit-elle.
Cela fut dit avec un tel accent de tristesse et d’amour, dans la simplicité, la force et l’ingénuité de l’âme, c’était chose si vivante, que la tante tressaillit ; un rayon divin la toucha. En un instant, en une seconde, tout un monde inférieur s’écroula, et libre, sincère, allégée, aimante, d’un cœur agrandi elle comprit tout. Avec un élan passionné, elle embrassa Sabine. — Oh ! viens, lui dit-elle, viens, ma fille. Aime qui tu aimes. Je vais à Seyanne.
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Jules de La Madelène Le Comte Alghiera

Tout en parlant, il attelait à la hâte un chariot. — Allons, partez, dit-il à Maxime quand tout fut prêt; partez au plus vite; sautez sur ce char, mon fils vous conduira en lieu sûr. S’ils vous voyaient ici, ils incendieraient notre village.
— Cela vous donnerait peut-être du cœur, répondit Maxime irrité, et de rage brisant son épée, il s’assit à terre, décidé à ne pas défendre plus longtemps une vie misérable, découragé, accablé, doutant de l’Italie, saisi de cet immense dégoût de toutes choses qui envahit l’âme au spectacle des lâchetés populaires.
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