Jules de la Madeleine, Revue des Deux Mondes
“ On ne se marie pas pour soi, mais pour les familles. À vingt ans, le cœur vous chante, la tête vous part, on est amoureux à périr. Eh bien ! après ? On souffre, on pleure pendant des mois, des années, puis avec le temps tout s’arrange au mieux. Croyez-vous qu’aujourd’hui je donnerais ma chère liberté pour les plus beaux yeux du monde ? Allons, montrez du courage, ma fille, je ne veux pas qu’on s’attriste ainsi. Je suis furieuse que toutes ces larmes coulent pour un Lucien. Sabine voulut l’interrompre ; alors la tante s’emporta. — Eh ! si j’en veux parler, moi, de ce Lucien ! ”
