Jules de La Madelène

Résumé

Jules de La Madelène Le Comte Alghiera

Tout en parlant, il attelait à la hâte un chariot. — Allons, partez, dit-il à Maxime quand tout fut prêt; partez au plus vite; sautez sur ce char, mon fils vous conduira en lieu sûr. S’ils vous voyaient ici, ils incendieraient notre village.
— Cela vous donnerait peut-être du cœur, répondit Maxime irrité, et de rage brisant son épée, il s’assit à terre, décidé à ne pas défendre plus longtemps une vie misérable, découragé, accablé, doutant de l’Italie, saisi de cet immense dégoût de toutes choses qui envahit l’âme au spectacle des lâchetés populaires.
Source : Wikisource

Jules de La Madelène Le Comte Alghiera

« Tout nous trompe, tout nous échappe. Tirons notre force de cette extrême misère. Etions-nous dignes de la victoire? Sommes-nous prêts? Cette unité que nous rêvons pour notre patrie, est-elle fondée en nous? Avons-nous édifié dans nos âmes la cité nouvelle? » Il se préparait ainsi à ces grands sacrifices qui seront demandés à la race de l’avenir. Ces pensées l’animaient d’un noble courage lorsqu’il se sépara à jamais d’Olivia; elles le soutinrent au milieu des épreuves de la vie errante qui commença pour lui le jour même où il dit adieu à l’Angleterre.
Source : Wikisource

Jules de La Madelène Le Comte Alghiera

Le révérend Annesley et l’honorable Granby ne voyaient dans la péninsule qu’un vaste marché, l’un pour ses bibles, l’autre pour ses cotonnades. Tout se rattachait pour eux aux intérêts anglais. — Et l’Italie? se disait Maxime. Il se rappelait alors ces vers mystérieux de Dante appelant le libérateur inconnu qui doit « chasser la louve ennemie de ville en ville. Celui-là ne se nourrira ni de terre ni d’or, mais de vertu, de sagesse et d’amour. Il sera le salut de cette humble Italie, pour laquelle la vierge Camille, Euryale, Turnus et Nisus sont morts de leurs blessures... »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature