Résumé

Portrait de Maurice Leblanc Maurice Leblanc Le Cabochon d’émeraude

La princesse Olga ne répondit pas davantage. L’amie, qui avait son franc-parler avec elle et la taquinait parfois, continua :
— Somme toute, Olga, vous avez gardé votre bague et Dervinol son argent. Rien ne vous a été dérobé, contrairement aux principes de Barnett, qui se payait toujours lui-même, vous l’avez dit, des services qu’il rendait. Car, enfin, il eût pu tout aussi bien escamoter l’émeraude en fouillant lui-même dans le sac et, s’il ne l’a pas fait, c’est qu’il espérait peut-être quelque chose de beaucoup mieux qu’une bague.
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Quelle jolie façon de se récompenser, Olga, et qui correspond bien à la silhouette et au caractère de l’homme que vous nous avez montré ! Qu’en pensez-vous, Olga ?
Olga ne se départit pas de son silence. Étendue dans un fauteuil, les épaules nues, son beau corps allongé, elle regardait s’élever la fumée de sa cigarette. À sa main resplendissait le magnifique cabochon d’émeraude.
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Voilà ce que c’est que les petites plaisanteries auxquelles se livre notre instinct quand on ne le surveille pas. C’est un mauvais petit diable qui accomplit les pires farces. Et il opère dans des régions si obscures, que vous n’avez même pas eu l’idée d’interroger ce sac. Vous eussiez cherché partout et vous auriez accusé le monde entier, y compris M. Dervinol, plutôt que de suspecter cet objet intangible et innocent auquel vous veniez de confier un trésor !
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