Horace de Viel-Castel,
Les sensitives : album des salons
(1845)
“ Albert, se rapprochant d'Olivia et lui prenant la main, dit avec tendresse : -Quelle soirée pure et transparente ! comme il est facile de sentir que Dieu est près de nous ! car un souffle divin passe sur votre front, ô mon Olivia! une céleste origine brille en vous. Je vous aime et je vous admire. —Albert, dit à son tour l'Italienne, je vis par votre amour et j'en suis fière, parce que je crois à sa sincérité, à son étendue. Mais au fond, ne vous fait-elle pas pitié, l'imprudente jeune fille qui s'abandonne avec tant de confiance au bonheur d'aimer et d'être aimée? ”
