Frédéric Soulié,
Les Mémoires du Diable/Édition 1858
(1838)
“ Luizzi pouvait penser à son aise ; mais nous qui écrivons, nous n’avons pas la même liberté ou nous n’avons pas la puissance nécessaire. C’est une si pauvre interprète de nos pensées que notre langue ! elle manque tellement de mots honnêtes pour les choses les plus vulgaires, qu’il faut proscrire du récit bien des passions qui nous touchent, bien des événements qui nous atteignent de toutes parts. Si la femme qui était là, sous les yeux de Luizzi, eût été une fille de la Grèce, un poëte aurait traduit en vers faciles et harmonieux la pensée de notre baron. ”
