Frédéric Soulié,
Les Mémoires du Diable
“ Ernest le comprit ainsi. — Ah ! vous n’avez jamais aimé ? s’écria-t-il. Ah ! tant mieux ! Vous m’aimerez, moi. — Ceci est plus que de la folie. — Oh ! vous m’aimerez, vous dis-je. Je suis jeune, je suis riche, je suis libre ; ma carrière n’est pour moi qu’une occupation sans avenir, je puis la quitter comme je l’ai prise : tout ce que j’ai donné d’activité à des études fastidieuses, à des plaisirs plus fastidieux que ces études ; tout ce que j’ai d’avidité dans le cœur pour la vie aventureuse, je le mettrai à vous chercher, à vous poursuivre, à vous adorer. ”
