Georges Germeau

Résumé

Georges Germeau Les Parisiennes en vacances (1878)

Vous ne me reverrez peut-être plus maintenant ; ma vie n'est plus à moi, je la donne tout entière à quelqu'un que je ne veux pas nommer, car je sais combien vous aimez peu celui qui n'a rien fait pour mériter votre haine. »
Ainsi, elle défendait Jacques.
« Oubliez, écrivait-elle enfin, tout le mal qu'une injuste colère a pu me faire dire de lui. Rien n'est vrai, sinon qu'il est adorable et que je l'aime avec folie. »
Mme de Lory savait déjà la vérité. Elle n'avait eu besoin, pour la connaître, ni du billet que la marquise lui avait écrit au chevet de Jacques, ni de cette lettre.
Source : Gallica

Georges Germeau Les Parisiennes en vacances (1878)

M. et Mme de Lory, qui n'avaient jamais mieux prouvé la bonté de leur cœur et la véritable affection qu'ils avaient pour la marquise, cherchaient de toute façon à la distraire ; ils se gardaient devant elle de prononcer le nom de Jacques, et de faire allusion à ce qui pouvait rappeler son souvenir.
Ces premiers jours où la passion trahie se révolte enfin et reprend sa fierté ont un charme étrange, une douceur qu'ignorent les heureux du monde et les cœurs insensibles. C'est un apaisement universel, la délivrance après une longue captivité. On s'étonne d'avoir pu tant aimer et tant souffrir.
Source : Gallica

Georges Germeau Les Parisiennes en vacances (1878)

Savez-vous qui on accuse d'avoir assassiné Laurin ?
— Qui donc? demanda le vieux duc.
— Jacques, Jacques Cléry!
— Lui! cria la marquise. Quelle infamie !
— Oh ! rassurez-vous, ajouta M. Monestier, M. Cléry n'est pas coupable et d'un mot le général peut le sauver.
— Moi? dit le vieillard en se levant. Comment cela?
— Ce qui fait croire surtout à la culpabilité de Jacques, c'est qu'il devait de l'argent à l'usurier et n'était pas en mesure de le payer. Mais toi, tu sais bien, général, que Jacques ne devait rien, puisque tu as payé pour lui.
— Que me racontes-tu là, curé !
Source : Gallica

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