Anne-Jeanne-Félicité Mérard de Saint-Just

Résumé

Anne-Jeanne-Félicité Mérard de Saint-Just Le chateau noir, ou Les souffrances de la jeune Ophelle… (1799)

Il déchiré l'ame d'Ophelle : Chaque jour accroît son malheur, Aigrit sa blessure cruelle.
D'Eloncour, pour la secourir, Ne viendra pas auprès de celle Dont la voix sans cesse l'appelle: Eh bien ! je n'ai plus qu'à mourir. (bis)
(*) Les paroles et la musique de cette romance sont de l'auteur des souffrances d'Ophelle.
Elle avait un cœur tout de fiel Celle qui fit mon infortune.
J'adresse en vain ma plainte au ciel ; Ma plainte au ciel est importune.
Je vis, mais je vis pour souffrir, Et tout aggrave ma misère.
A son amant n'être plus chère , Ce n'est plus vivre ; il faut mourir.
Source : Gallica

Anne-Jeanne-Félicité Mérard de Saint-Just Le chateau noir, ou Les souffrances de la jeune Ophelle… (1799)

Jamais je ne serai à lui, ajoute Ophelle en frémissant et en montrant M. de Panor. Jamais ! plutôt cent fois mourir ! Sa belle-mère la prend dans ses bras, et l'éloignant des spectateurs, lui dit, de l'air le plus menaçant : Prends garde à ce que tu vas faire, fille désobéissante et indomptable; songe que je ne suis point ta mère , mais ta rivale, et que tu es en mon pouvoir. Tiens, prends, et lis cette lettre ; c'est la dernière que j'ai reçue de ton père. Ophélle prend en tremblant le plus funeste écrit
que de sa vie ses yeux aient parcouru.
Source : Gallica

Anne-Jeanne-Félicité Mérard de Saint-Just Le chateau noir, ou Les souffrances de la jeune Ophelle… (1799)

Pardonne, Laure, pardonne; excuse Ophelle : je ne me passerais pas plus de toi, que je n'ai pu me passer d'elle. Si quelquefois je suis heureuse ; je ne le suis que par vous deux. Heureuse ! oh! non : le comte.
Elle fit signe de la main qu'il était bien loin ? bien loin, et soupira.
Depuis quatre ans, ma liaison avec Ophelle était la même, et je n'apercevais aucun progrès dans sa guérison. Les secours de l'art n'apportaient nul soulagement à ses maux; ce qui commençait à faire désespérer les médecins d'une cure qui devenait, de jour en jour ? plus difficile.
Source : Gallica

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