A.-J. Denormandie

Résumé

A.-J. Denormandie Eléonore de Fioretti (1823)

Il n'en est point dont le coeur ne s'ouvre à ces sentimens. Si l'on en voit quelques-uns se retirer de la société de leurs semblables , et vivre solitaires , croyez-moi, mon fils, c'est parce qu'ils y ont été forcés. Lorsque l'âme a été flétrie par de longs malheurs ; lorsqu'elle a été déchirée par de cruelles injustices ou d'odieuses perfidies , il ne nous resté plus qu'une seule ressource ; c'est de chercher la paix et le silence de la solitude.
Je le vois , reprit Antonini, il n'est point d'homme qui n'ait connu la douleur. Il n'en est point dont les yeux n'aient versé des larmes.
Source : Gallica

A.-J. Denormandie Eléonore de Fioretti (1823)

Ainsi l'amour du Duc ne faisait que de naître et déjà il était traversé par les plus grands obstacles. Ces obstacles furent un nouvel aiguillon pour lui. Dès-lors , toutes ses pensées , toutes ses actions n'eurent plus qu'un seul but , celui de plaire à Eléonore , et de ne point trop fixer l'attention de ses parens , dans la crainte que ceux-ci ne s'enquissent de son nom et de sa famille. Pour parvenir à ce double résultat , il n'est sorte de moyens qu'il n'imaginât, car l'amour est rempli de ruses , et rien ne lui coûte pour arriver à ses fins.
Source : Gallica

A.-J. Denormandie Eléonore de Fioretti (1823)

L'amour mutuel que l'un et l'autre ressentaient pour Rosemonde , avait été la cause de ce funeste accident. Le meurtrier avait triomphé complètement : Rosemonde lui avait donné sa main et Eléonore avait été le fruit de cette union. Le père du mort avait juré de ne jamais pardonner. Tout ce que Fioretti avait pu faire pour l'apaiser , avait été inutile : les supplications, les remords , les tourmens de cet infortuné, n'avaient pu toucher l'inflexible vieillard, Comment donc Roselli pouvait-il se flatter qu'il deviendrait plus sensible ?
Source : Gallica

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