A.-J. Denormandie, Eléonore de Fioretti (1823)
“ Il n'en est point dont le coeur ne s'ouvre à ces sentimens. Si l'on en voit quelques-uns se retirer de la société de leurs semblables , et vivre solitaires , croyez-moi, mon fils, c'est parce qu'ils y ont été forcés. Lorsque l'âme a été flétrie par de longs malheurs ; lorsqu'elle a été déchirée par de cruelles injustices ou d'odieuses perfidies , il ne nous resté plus qu'une seule ressource ; c'est de chercher la paix et le silence de la solitude. Je le vois , reprit Antonini, il n'est point d'homme qui n'ait connu la douleur. Il n'en est point dont les yeux n'aient versé des larmes. ”
