Augustine Gottis, Le Tasse et la princesse Eléonore d'Est… (1841)
“ Enfin Éléonore releva le Tasse, et le voile entièrement baissé sur sa figure pâle et décolorée, elle dit à voix basse : Vous m'aimez ! je le savais, je l'avais deviné! se trompe-t-on aux sentimens qu'on inspire! vous m'aimez! je vous le pardonne, Torquato, oui, je vous le pardonne, car votre amour est un bonheur que j'ai rêvé depuis le premier jour où je lus votre Renaud; moi aussi, j'aime... j'aime... ne pâlissez pas ainsi... c'est vous! c'est vous! Transporté, il retombe aux pieds de celle qui vient de lui avouer son amour; il pleure, il est dans le délire. ”
