Résumé

Augustine Gottis Le Tasse et la princesse Eléonore d'Est… (1841)

Enfin Éléonore releva le Tasse, et le voile entièrement baissé sur sa figure pâle et décolorée, elle dit à voix basse : Vous m'aimez ! je le savais, je l'avais deviné! se trompe-t-on aux sentimens qu'on inspire! vous m'aimez! je vous le pardonne, Torquato, oui, je vous le pardonne, car votre amour est un bonheur que j'ai rêvé depuis le premier jour où je lus votre Renaud; moi aussi, j'aime... j'aime... ne pâlissez pas ainsi... c'est vous! c'est vous! Transporté, il retombe aux pieds de celle qui vient de lui avouer son amour; il pleure, il est dans le délire.
Source : Gallica

Augustine Gottis Le Tasse et la princesse Eléonore d'Est… (1841)

Vous l'aimez, Éléonore, et je vous plains! A quoi vous conduira cet attachement ! à la perte de Torquato... votre rang ne vous permet pas d'unir votre sort au sien ! que de chagrins j'entrevois !
ET LA PRINCESSE ÉLÉONORE. 281
Lucrèce, je l'aime, oui, je l'aime!
— Qu'est devenu le temps, où, le sourire sur les lèvres, vous me disiez avec une légère ironie : Oh ! ma soeur est toujours indulgente pour les nouveaux-venus.
— Ah! j'avais tort, j'avais tort! Que fautil faire pour éloigner le danger qui le menace? que faut-il faire pour étouffer les soupçons dans l'ame d'Alphonse?
Source : Gallica

Augustine Gottis Le Tasse et la princesse Eléonore d'Est… (1841)

ET LA PRINCESSE ÉLÉONORE. 499
C'en était trop pour sa dévorante passion ; ivre d'amour, il se précipite comme un insensé sur celte bouche adorée; toute son ame, toute sa vie est passée sur ses lèvres : Éléonore, sans pouvoir se défendre, reçut un baiser brûlant, qui l'anéantit par son ardeur, et par son impétuosité! A présent, dit-il, nos destinées sont unies; elle est à moi! à moi! ô bonheur! et je le jure devant le ciel qui nous regarde, devant ce Dieu qui nous entend ; oui, je me donne tout entier à Éléonore pour cette vie, et pour l'autre!
Source : Gallica

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