F. Boulnois, Mémoires d'un hussard de Chartres… (1833)
“ Nous touchons au jour qui doit ouvrir une carrière noble et glorieuse à l'homme dont le coeur s'émeut au nom de patrie : dès huit heures du malin une fouie de jeunes conscrits, les chapeaux ornés de rubans, rangés en bataille, ayant à leur tête un tambour battant, la marche, se rendent à la place de l'Hôtel-de-Ville, assignée pour le rendez-vous; la gaîté bruyante de ceux-ci forme un singulier contraste avec le désespoir d'une mère qui pleure sur le sort de son fils, d'une jeune fille qui réclame son amant ”
