Résumé

F. Boulnois Mémoires d'un hussard de Chartres… (1833)

Nous touchons au jour qui doit ouvrir une carrière noble et glorieuse à l'homme dont le coeur s'émeut au nom de patrie : dès huit heures du malin une fouie de jeunes conscrits, les chapeaux ornés de rubans, rangés en bataille, ayant à leur tête un tambour battant, la marche, se rendent à la place de l'Hôtel-de-Ville, assignée pour le rendez-vous; la gaîté bruyante de ceux-ci forme un singulier contraste avec le désespoir d'une mère qui pleure sur le sort de son fils, d'une jeune fille qui réclame son amant
Source : Gallica

F. Boulnois Mémoires d'un hussard de Chartres… (1833)

Non, Ferdinand est amant, il est heureux ; dans l'oubli que lui fait partager son amie, il est prêt à la suivre, à se jeter avec elle aux pieds de ses parens et à leur demander sa main; mais la sévère raison veut le rendre coupable, elle lui reproche sa pusillanimité : l'heure de la jouissance est si courte! C'est alors que feignant de boire du breuvage préparé d'une main tremblante, il en porte le flacon aux lèvres amoureuses de son amante, l'attire doucement vers lui, sa bouche en reçoit un baiser dont il n'est plus digne; il frémit en secret de son action , il est trop tard.
Source : Gallica

F. Boulnois Mémoires d'un hussard de Chartres… (1833)

Je viens de voir Eléonore, peut-être pour la dernière fois. Pauvre Eléonore! elle m'aime, il me peine de la quitter. Fils ingrat, tu regrettes ta maîtresse, et lu ne pleures pas ta mère! Allons, il n'y faut plus penser. Les femmes sont faibles, c'est dans la nature ; elles pleurent à volonté, à ce que l'on prétend; ce qui fait qu'étant habituées à répandre des larmes, elles leur sont moins amères qu'à nous. Voyons, repassons en revue mes lettres de recommandation. « Honoré, demande à ma mère la clef du secrétaire, tu me l'apporteras. »
Source : Gallica

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