Résumé

J.-P.-R. Cuisin Clémentine orpheline et androgyne… (1820)

Je l'instruisis de tout ce que nous avions souffert, moi et Saint-Elme ; elle nous conta à son tour,
durant le repas, les chagrins qu'elle avait essuyés à Madrid, d'autant plus vifs, que son neveu, absent depuis le jour même de mon départ, ne l'avait conséquemment pas aidée en la moindre chose. Cette communication de la comtesse ne donnait que plus de vraisemblance à mes premières conjectures. D'ailleurs elle ne cessait de répéter, comme elle me l'avait cent fois dit au couvent de Las Salesa, que la Providence me ferait retrouver ma famille par des instrumens invisibles.
Source : Gallica

J.-P.-R. Cuisin Clémentine orpheline et androgyne… (1820)

Chaque jour Saint-Elme me donnait de nouvelles preuves de sa sagacité et de sa finesse : rien n'est flatteur pour une amante, comme de trouver un homme d'esprit dans son amant ; de se convaincre à chaque instant qu'il gagne à être connu par les qualités du coeur ; et par la raison inverse, rien n'est pénible pour une femme, comme de découvrir un sot dans celui qu'elle a aveuglement aimé.
Source : Gallica

J.-P.-R. Cuisin Clémentine orpheline et androgyne… (1820)

A chaque ligne de cette lettre que lut à haute voix et d'un air de ravissement, le marquis de Santa-Colomba, mon âme s'épannouissât ; il me semblait que je grandissais à vue d'oeil dans l'opinion des personnes qui m'entonraient ; il est vrai que plusieurs fois je me vis prète à m'évanouir de plaisir et de tant d'émotions redoublées : la comtesse me fit respirer des odeurs : cependant je ne pus m'empêcher d'interrompre quelquefois le marquis, en l'appelant cruelt méchant, d'avoir subtilisé ainsi tous les instrumens de ma félicité.
Source : Gallica

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