Résumé

Le visir, ou histoire du premier ministre… (1820)

La sultane sonna et chacun se disposa à reprendre son rôle. La confidente parut : la dame lui fit un signe d'intelligence, le fortuné jeune homme en fit un autre, et la duègne comprit facilement que tout le monde était content. Notre héros, en homme bien appris, sortit. — J'aurai quelques ordres à vous donner, lui dit son amante. —Je vais les attendre, Madame. — Et il les laissa seules.
La sultane s'empressa de rendre compte de son bonheur à celle qui l'avait préparé ; elle s'appesantit sur les détails et termina en disant : — Il est impossible de montrer plus d'amour et de mieux le prouver.
Source : Gallica

Le visir, ou histoire du premier ministre… (1820)

Zéli-Kadèses, quoique sans reproche, rassuré par sa conscience , et certain d'avoir rempli tous les devoirs et de visir et de sujet fidèle, n'en éprouvait pas moins le chagrin d'être frappé par la calomnie. Il savait qu'elle ne ménage personne, et que rien n'est plus actif que son venin ; mais de telle force d'âme qu'on soit pourvu , quoique la philosophie vienne à notre secours, on ne peut pas être entièrement insensible à l'injustice des hommes. Le roi lui conservait toujours la même amitié , le même attachement.
Source : Gallica

Le visir, ou histoire du premier ministre… (1820)

Selneh, l'infortunée Selneh, choisit un asile impénétrable à la curiosité et à toutes les recherches. Ses malheurs l'ont rendue encore plus intéressante ; elle a trouvé dans son caractère les forces nécessaires pour les supporter : ne s'occupant plus que des soins que devait attendre d'elle une fille charmante, digne de sa mère, elle a reporté sur elle toute son affection; l'aimable enfant ignore quelle est la cause des larmes que répand quelquefois sa mère. Si le souvenir d'un volage vient troubler le coeur de Selneh, l'agiter encore, ce n'est plus l'amour qui le fait palpiter.
Source : Gallica

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