Anacharsis Brissot de Warville, Folie et raison. Tome 1 (1815)
“ Je domine sur tout ; mes yeux contemplent ce vaste Océan ; je frémis à l'aspect de ces précipices qui nous environnent : non, de la vie mon âme ne fut plus étonnée , jamais un spectacle si beau ne s'est offert âmes regards. Reposons-nous sur ce rocher, admirons les prodiges de la nature. Mes idées abondent, mes sensations se multiplient, mon coeur est agité. Donnons encore un moment à l'amour : gravons sur cette pierre le nom de Rosine : mon ami ne m'a point attendu ; déjà sa main a tracé ses chiffres chéris : plus on approche du ciel, plus la beauté semble avoir d'empire sur nous. ”
