Louis Dumonteil, Mademoiselle de Chaulieu, ou le Premier livre d'une femme auteur… (1860)
“ La moindre blessure de coeur s'y fait sentir à l'instant. Je vous aurais interrogé obstinément. Je vous aurais arraché le secret fatal de votre souffrance. Vous m'auriez tout dit, et ma vie eut été empoisonnée pour jamais. Laure nous a' aimés assez pour surmonter les délicatesses même de l'amitié. Elle vous trahissait pour nous sauver. Adieu, mon ami, écrivez-moi pour que j'aie un titre de votre main, que vous m'avez accordé un pardon absolu. Puis, venez vite ! je vous attends; j'ai besoin de tomber à vos pieds pour vous dire : Auguste, oubliez que j'aie pu un instant être ingrate ! ”
