Charlotte de Bournon Malarme, Stanislas. Tome 3 (1811)
“ Pauvre Sophie ! reprit-elle, on vous trompe , et vous êtes la dupe de votre confiance en deux perfides. La candeur et la bonne foi de votre caractère vous aveuglent ; vous mettez sur le compte de l'amitié les preuves continuelles qu'ils se donnent du plus ardent amour. Je vous l'avoue , mon cher Alexandre , il sembla que le bandeau qui me couvroit les yeux, venoit de tomber, et qu'une affreuse lumière m'éclairoit pour la première fois. Vainement je m'efforçai de cacher l'extrême douleur qui s'étoit emparé de moi. La cruelle femme lut couramment dans mon coeur. ”
