Caroline Lucy Scott, Julie Norvich. Tome 2 (1837)
“ « Il aurait pu être à moi, dit-elle, ce coeur si pieux et si tendre ! j'aurais un ami, un guide, quelqu'un qui m'aimerait! Et qu'ai-je à présent? Je n'ai point d'ami, je n'en ai aucun;.., aucun... Frédéric m'abandonne ! je n'ai plus d'ami ! » Avec l'avidité d'une douleur qui aime à se nourrir d'elle-même, elle se complaisait dans l'idée de sa triste situation ; le malheur la troubla tellement de si sombres et de si terribles pensées vinrent l'assaillir, que dans un moment de désespoir, elle eut une pensée fugitive de se dérober au fardeau de l'existence. ”
