Caroline Lucy Scott

Résumé

Caroline Lucy Scott Julie Norvich. Tome 2 (1837)

« Il aurait pu être à moi, dit-elle, ce coeur si pieux et si tendre ! j'aurais un ami, un guide, quelqu'un qui m'aimerait! Et qu'ai-je à présent? Je n'ai point d'ami, je n'en ai aucun;.., aucun... Frédéric m'abandonne ! je n'ai plus d'ami ! » Avec l'avidité d'une douleur qui aime à se nourrir d'elle-même, elle se complaisait dans l'idée de sa triste situation ; le malheur la troubla tellement de si sombres et de si terribles pensées vinrent l'assaillir, que dans un moment de désespoir, elle eut une pensée fugitive de se dérober au fardeau de l'existence.
Source : Gallica

Caroline Lucy Scott Julie Norvich. Tome 2 (1837)

Si quelque querelle s'est élevée entre vous et M. Ludow, cette excessive violence servira seulement à tout envenimer, et n'aura d'autre effet que de le repousser.
— Oh! c'est tout-à-fait insupportable, dit Sophie! je n'ai de ma vie rien vu de pareil ! Je ne m'étonne pas que M. Ludow ait désiré y échapper.
— Sophie, dit Julie en saisissant tout-à-coup sa main, et en la pressant comme une personne poussée à bout; Sophie! pour l'amour de Dieu, ne m'irritez pas davantage ; ayez pitié de moi ! Alors, succombant sous le poids de ses chagrins, elle fondit en larmes.
Source : Gallica

Caroline Lucy Scott Julie Norvich. Tome 2 (1837)

Toutes les craintes de malheur que l'avenir pouvait lui présenter disparaissaient devant l'indifférence de M. Ludow. A présent, même à présent, quoiqu'elle ne pût pas en douter , elle se refusait à y croire: l'espérance qu'il ne pouvait l'oublier, qu'il ne pouvait pas être insensible à son amour, qu'il reviendrait à elle, jetait dans son âme une lueur de consolation ; elle ne s'y livrait pas, à la vérité; mais, sans qu'elle s'en aperçût, elle ranimait son coeur abattu.
Aimer seul n'est rien: il nous faut aussi la certitude ou du moins l'espoir d'être aimé.
Source : Gallica

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